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Voilà pourquoi nous somme toujours obsédés par Sarah Michelle Gellar
par Caroline Ryder, photographiée par Finlay Mackay.

La vie s’est considérablement calmée pour l’ancienne tueuse de vampires ces deux dernières années, mais devant la caméra elle continue de vivre dans le mensonge et avec deux identités, surtout dans sa nouvelle série de la CW, Ringer. Et peu importe à quel point la vie devient calme pour l’actrice fut un temps nomminée aux Golden Globe, elle sera toujours notre tueuse de vampires chérie, botteuse de fesses préférée au sarcasme écrasant. Point final.

S’appuyant sur le capot d’une Camaro de 1963 garée en face d’un motel sur le Sunset Boulevard, Sarah Michelle Gellar secoue une canette de bière qu’elle tient dans la main, laissant s’échapper un jet de mousse qui forme une flaque d’écume sur le trottoir sous ses talents hauts. Elle rigole, appréciant sans doute ce court moment de rébellion, même si c’est seulement pour avoir ces quelques photos. Ses jambes dans une jupe courte, elle met sa bouche pleine de gloss en avant, se mettant dans la peau de Alabama Whitman, la call-girl fougueuse incarnée par Patricia Arquette en 1993 dans le film policier True Romance. En dehors de l’objectif, l’actrice de 34 ans ne se comporte plus avec autant de résistance puérile, sa consommation d’alcool dépasse rarement un verre de vin de temps en temps.

Quelques heures plus tard, Gellar, qui joue actuellement une droguée ancienne strip-teaseuse en cavale dans la série de la CW, Ringer, s’est changée dans ses habits de tous les jours; jeans et écharpe de soie signée Alexander McQueen. “Qu’est-ce que vous vous êtes fait?” elle me demande, le ton de sa voix montant dans les aigus semblant être un cri maternel alors qu’elle pointe une blessure vilaine sur mon avant bras. Avant d’entrer dans les détails embarassants -qui, entre autre, incluent au moins un verre de Vodka- je recouvrez ma brulure avec mon autre bras, comme si je cachait la blessure de son jugement inévitable.

Après tout, Gellar, qui a reçu un Daytime Emmy (Award) pour son rôle dans All My Children avant qu’elle puisse entrer légalement dans un nightclub (elle était mineure puisqu’elle avait moins de 21ans) à toujours su garder ses esprits. Elle n’a jamais été photographiée, les jambes écartées, sortant d’une limousine, elle n’est jamais sortie du Chateau Marmont (boite de nuit de Los Angeles) en train de tituber, luttant pour ne pas tomber, pour enfin prendre le volant (références à Britney Spears et Lindsay Lohan?). Il y a même des sites internet qui abritent des débats concernant le fait qu’elle ait déjà fumer une cigarette ou non. “Est-ce que vous croyez tout ce que vous lisez?” elle demande dès la mention de sa pureté présumée, son ton maternel laissant paraitre son incrédulité. “J’ai définitivement déjà fumé des cigarettes, et j’ai aussi beaucoup fait la fête. J’ai juste fait en sorte de me débarrasser de ces habitudes assez tôt. J’ai été chanceuse d’avoir eu mes expériences quand j’étais plus jeune — et en dehors des projecteurs.”

Depuis qu’elle a donné naissance de Charlotte il y a deux ans, c’est peu probable, a moins d’avoir un évènement burlesque lors du crise de la quarantaine, que nous ayons d’autres informations sur l’étendu de son côté plus dévergondé du passé. “Les gens veulent toujours avoir l’histoire, genre, ‘Quelle est la seule chose de vous que personne ne sait?’, ou, ‘Qu’elle est la pire chose que vous ayez faite?'” Elle secoue sa tête, et rit. “Quand j’étais plus jeune, je faisais attention à ne pas…”

Perdre le contrôle ?

“Même pas. C’est juste que je ne voulais pas être vue avec un verre dans la main. Les gens ont toujours vu Buffy comme un modèle, elle était un personnage que les filles respectaient.

Le mot “Respect” ne peut même pas couvrir entièrement l’adoration intense que les légions de fans de Buffy The Vampire Slayer ont donné à sa star durant ses 6 années de diffusion. C’est dur d’imaginer ce qu’a ressenti Gellar quand, à l’age de 19 ans, elle devint l’un des personnage les plus aimé et persistant dans l’histoire de la télévision. Les jeunes fans autour du monde respectaient Buffy et était leur modèle, une pom-pom girl de lycée avec le pouvoir d’éviscérer n’importe quel vampire, démon, et autre nuisance morte.

Dans le sillage de la série, elle a laissé derrière elle un sentier d’analyses culturelles, puisque environ une douzaine de livres académiques existent, écrits par des ‘Buffyologists’, pour des cours entiers dévoués à l’étude de la série, qui donnait des idée féministes, des idées philosophiques, psychologie, théologie. Buffy– et, donc aussi, Gellar– était portée sur un piédestal en tant qu’archétype féministe exemplaire aux côtés de Carrie Bradshaw, Ally McBeal, etBridget Jones. Elle était, d’après Lorna Jowett, une analyste culturelle et adoratrice de Buffy, “Barbie avec une ceinture de Kung-fu.”

Sans surprise, au moment ou la série s’est finie en 2003, Gellar avait l’envie de découvrir un nouveau monde de personnages. “A l’époque, si vous m’appeliez Buffy, ça m’aurait vraiment agacé,” elle dit. “Maintenant, bien sûr, je comprends et j’apprécie plus. Mais c’est quelque chose qui vient avec la maturité, ce que la plupart des gens n’ont pas quand ils ont 24 ans.” Libre et sans Buffy, Gellar a plongé de tout son cœur dans l’univers des films, une transition sans trop de difficultés car son CV arborait à ce moment là déjà des passables mémorables sur grand écran avec des films comme Scream 2 et I Know What You Did Last Summer, et Cruel Intentions […]

Bien qu’elle et sa co-star Selma Blair ont partagé un baiser très chaud à l’écran, c’était Prinze Jr., avec qui elle a travaillé dans I Know What You Did Last Summer, qui occupait son temps hors caméra. Le couple changea ses voeux lors d’une petite cérémonie à Puerto Vallarta, au Mexique en 2002. La même année ils apparaissaient ensemble dans le premier film Scooby-Doo. “Je me suis appelée L’enfant Marié (Child Bride) l’autre jour”, faisant référence au fait qu’elle est mariée depuis presque 10 ans, une éternité pour les standards d’Hollywood. “Mais je pensais que j’était vraiment une adulte. Quand vous avez la vingtaine, vous savez tout. Personne ne peut rien vous dire. Puis vous passez la barre des 30 ans et pensez, je ne savais rien en fait. Comment j’ai fais pour tromper tout le monde ?”

En 2009, après avoir travailler sur de nombreux projets ratés (Southland Tales, TMNT) et des films sortis directement en DVD, Gellar pris une pause de deux ans pour se concentrer et élever sa fille. C’était la plus longue pause qu’elle ait jamais prit depuis qu’elle commença à apparaitre dans les pubs pour Burger King à l’âge de 4 ans. “Pour moi, avoir un enfant c’était vraiment cliché, une expérience modifiant la vie à jamais où les choses prenaient un sens différent. Les choses qui étaient avant des priorités n’avaient plus de sens pour moi désormais, et des choses auxquelles je n’aurais jamais pensé deviendraient soudainement les seules choses présentes dans ma tête. Si j’avais su à quel point avoir un enfant me rendrait heureuse, j’en aurait probablement eu un il y a longtemps.”

Malgré être complètement folle de sa fille, Gellar insiste que son travail n’en a pas souffert– au contraire, c’est ‘Words With Friends’ (jeu iPhone) qui aurait bien besoin d’attention. “J’adore ce jeu.” […] “Mais j’ai été avec Charlotte depuis Jeudi dernier, et donc j’ai pas pu renvoyer un seul mot (dans le jeu).”

Étant connaisseuse en application, Gellar utilise aussi Sigalert tout le temps, un rapport du traffic qui donne des mises à jours en temps réel sur les routes, un outil à Los Angeles, où tout est à quelques minutes de voiture. “Ca à changé ma vie”, dit-elle, ce à quoi je répond en lui parlant de l’application iPeriod, une application qui enregistre le cycle des femmes. Les yeux de Gellar s’écarquillent, et se baisse pour attraper son téléphne et télécharger l’application. “Vous venez juste de changer ma vie,” dit-elle sans aucune trace de sarcasme. “Je penserai à vous à chaque fois que j’ai mes règles.”

Traduction @ Smg-france.net

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