Ça fait 16 ans que le public a dit « A dieu » à Buffy Summers, l’héroïne jouée par Sarah Michelle Gellar dans Buffy The Vampires Slayer, mais l’amour pour la série est toujours très présent — du côté des fans et pour l’actrice elle-même.

« Je suis très fière de ce que l’on a fait », dit Gellar à W en Septembre. « C’est dur sur le moment. On est très occupé, on est concentré, on travaille, et puis on part et on réalise l’importance de la série dont on faisait partie. Les gens découvrent cette série maintenant et elle porte toujours les même valeurs: se redresser face à ses oppresseurs, le Girl Power, toutes ces choses là. C’est une expérience d’une vie. »

Gellar a travaillé de façon régulière depuis que Buffy à tué son dernier vampire, dans des films et puis décrochant un rôle principal dans The Crazy Ones avec Robin Williams, qui s’est terminé en 2014. Elle a eu deux enfants avec son mari Freddie Prinze Jr., crée une société de pâtisserie appelée Foodstirs, et a conquis les réseaux sociaux. (Elle est plus portée sur Instagram — où elle peut être vue faire des partenariats avec des marques familiales comme Colgate Optic White, plutôt que sur Twitter qu’elle considère être « too much ».) Et maintenant, elle fait son retour sur le petit écran avec non pas une, mais deux séries: Sometimes I Lie, un thriller basé sur le roman d’Alice Feeney, dans lequel elle joue et qu’elle produit avec Ellen DeGeneres; et Other People’s Houses, une dramedie dans un quartier résidentiel à la Big Little Lies. Pour l’instant, elle n’est pas prête à trop en révéler sur la série. « Je pense que vers la fin de l’année j’aurais plus d’informations », elle dit. « Pour l’instant on peaufine les détails. Je suis une control-freak, je dois être aux commandes, je ne sais pas si vous l’aviez remarqué. »

Pour compliquer les choses, elle dit, c’est que l’industrie a dramatiquement changé depuis qu’elle a fini le tournage de The Crazy Ones il y a 5 ans. « C’est un business tellement différent. Avant, à tel moment dans l’année on tournait une série tv, et a telle période de l’année la série était diffusée, et c’était simple. Tout a changé, ce qui est pour le mieux concernant la créativité », dit Gellar. « Ce n’est plus comme ça que l’on consomme du divertissement. Il faut faire en sorte que le produit soit de qualité et ensuite le donner au public. »

Le fait que Buffy soit toujours d’actualité, même avec tous ces changements, en fait une série encore plus impressionnante — et renforce le status de Gellar d’icône des années 90. Mais alors que Gellar est fière de la prise de vue féministe de la série, elle n’est pas trop a l’aise avec cette étiquette trop noble. « Je pense que Buffy The Vampire Slayer est iconique. Je peux dire ça. Je ne sais pas où me positionner par rapport à ça, » elle dit. « J’essaie de me séparer autant que possible. Je dis toujours, il y a Sarah Michelle Gellar et il y a Sarah Prinze. Et elles sont deux personnes différentes. »

Parfois, néanmoins, ces deux personnes se rejoignent. Par exemple: elle se prépare au jour où elle présentera Buffy à sa fille de 10 ans. « Je suis sûre qu’un jour viendra, ma fille voudra regarder la série et il faudra que je lui parle un peu, » elle dit. « Mes enfants sont encore un peu jeunes. Je pense que pour comprendre vraiment Buffy il faut être un peu plus vieux. Bien sûr, elle adorerait les scènes de combat et les relations entre les personnages, et les costumes, absolument. Mais ce que la série veut dire, elle ne serait pas prête, donc je préfère attendre que le moment soit le bon. Et seulement si elle le veut! »

Par contre, l’actrice n’a pas hâte de voir venir le jour ou sa fille découvre un autre de ses rôle iconique des années 90: Kathryn Merteuil, la cinglante, manipulatrice accro à la cocaïne de l’Upper West Side dans Cruel Intentions. « J’ai pas envie d’expliquer « Tu pourras la mettre où tu veux » à mon enfant. Jamais! Jamais! » plaisante Gellar, disant que si Kathryn était vivante et en bonne santé aujourd’hui, elle espère qu’elle serait « en désintox! Un très bon centre de désintox, une désintox qui colle à la peau. Et peut-être une bonne thérapie. »

Cruel Intentions était un point tournant dans la carrière de Gellar, au même titre que Buffy. Alors qu’elle a eu la chance de jouer le rôle de la mauvaise fille, Gellar a pu jouer aux côtés des idoles des années 90 Ryan Phillippe et Reese Witherspoon, tout comme les légendes des pièces de théâtre Christine Baranski et Swoozie Kurtz. Elle a également travaillé avec l’une de ses amie avec qui elle est encore très proche aujourd’hui: Selma Blair. « C’était presque comme d’avoir une troupe de théâtre. On avait un sentiment d’intimité à l’époque, » elle dit. « On savait que l’on poussait toujours plus les limites. On était juste très content de faire partie du film. »

Et concernant son retour sur le petit écran, elle n’a pas d’angoisse concernant son accueil par le public. « J’ai accompli plus dans ma carrière que ce que je n’aurais jamais anticipé. J’ai été le produit de non pas un mais plusieurs projets qui résonnent toujours, que les gens regardent toujours, que les gens aiment et dont les gens parlent encore. Donc, pour moi, c’est que du bonus », elle dit.

Comme Buffy, Gellar a une confiance en elle qui est palpable, et sa répartie est de paire. « Je suis fière d’avoir pu utiliser ce format pour faire une différence dans la vie des gens, » elle dit. « La vie est très dure, et si pour une heure ou deux je peux aider les gens a s’échapper et peut-être même apprendre un truc et donner a quelqu’un la force ou le courage de se battre pour une cause ou pour eux même? C’est une bonne journée de travail. »

WMagazine.com / Traduction @ Smg-France.net — Pas de copier/coller, merci.

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